Voyages internationaux, rassemblements, contact physique, voie respiratoire et postillons ne sont plus les seuls moteurs de propagation du coronavirus. Le Professeur Didier Raoult a déclaré le 02 mars dernier que le narguilé est un facteur à risque dans la transmission du virus. Comment cela peut-il être possible ? Réponse dans les lignes à suivre.

La chicha : une voie de contamination au coronavirus

Le narguilé est une pipe à eau qui permet de fumer du tabac. Les populations qui s’adonnent à sa consommation sont essentiellement constituées de jeunes de 22,3 ans en moyenne. 50 % des jeunes de 16 ans ont déjà au moins une fois fumé la chicha a conclu une enquête menée à Paris en 2007.

La nouvelle vague de la pandémie s’est vue prononcée chez les jeunes. Selon le microbiologiste Didier Raoult, « Il y a eu un facteur de risque qui est particulier à cet âge-là et qu'on ne trouve pas dans les autres infections respiratoires et qui est nouveau. ». La consommation de la chicha est d’après ce fondateur de l’IHU (Institut Hospitalo-Universitaire) de Marseille, une nouvelle cause de propagation du virus. Cela explique surtout le fait que depuis quelques semaines, plusieurs jeunes sont conduits en salle de réanimation après avoir été infectés.

L'embout du narguilé favorise les infections

Un rapport de l'OMS avait   abouti à la conclusion que le simple fait d'aspirer la fumée sur un même embout favorise la transmission de troubles tels que la tuberculose ou l’hépatite. 

Il en est de même pour le coronavirus dont le virus se trouve dans les postillons qu’on rejette donc dans la salive aussi.

Le fait que plusieurs personnes s’assemblent et fument la chicha en se passant l’embout les expose si un est infecté.

"Je vous mets en garde très solennellement contre l’usage des chichas." Insiste le professeur Didier Raoult. En plus d’être à l’origine de plusieurs infections pulmonaires, le narguilé est un frein à la guerre contre le virus en vogue.